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L’arabe

( page en construction, qui sera une amélioration du post existant dans « Miscellannées » )

Comment tout a commencé pour moi … Et pour la langue arabe.

En 2007, j’ai fait un rêve (non ce n’est pas une blague, c’était un vrai rêve, de la sorte dont on se rappelle quand on se réveille le lendemain) que je ne narrerai point ici, mais qui m’a laissé un sentiment euphorique, et une mission à accomplir : apprendre l’arabe. Ce rêve est resté avec moi, pendant des semaines après, et d’une façon ou d’une autre ne voulait pas me lâcher, tant que je n’avais pas commencé sérieusement la «mission».

Six mois après, avec ma bourse d’étudiante-redoublante de première année de médecine, pas mal persuadée d’être en voie de rater de nouveau le concours, je suis allée dans une librairie – chose assez courante en ce qui me concerne, mais pour la première fois j’y allais avec de l’appréhension.

De l’appréhension pour quoi ? Je ne sais pas vraiment. Le ridicule d’aller acheter une méthode de langue avec pour seule cause et raison d’avoir eu un rêve, littéralement ? Le rêve lui-même qui était un peu funky, plus un thriller et film d’aventure qu’un rêve classique, cette chose douce et inoffensive que suppose le mot en premier lieu … ? Ou même l’embarras d’acheter une méthode d’arabe parce que le mot lui même, «arabe», était ce qu’il est toujours : très chargé malgré lui.

Dans les médias, on entendais pas parler de gens qui se mettaient à apprendre l’espagnol suite à une conversion radicale à une idéologie extrémiste. Par contre, la langue arabe était elle assez systématiquement liée à ce genre de nouvelles, aux polémiques stupides du voile, aux banlieues … Bref, à tout ce qui ferait éviter à toute personne normalement constituée d’acheter une méthode d’arabe. Car certains médias et les idées toute faites avaient réussi sur moi ce qu’ils réussissent sur tant de gens : faire oublier ce qu’est réellement l’immense et vieille civilisation arabe (et je ne dis même pas arabo-musulmanne, car un sacré nombre de juifs, chrétiens et païens en tout genre ont parlé et parlent arabe). Cet oubli au profit d’une petite minorité de tarés; tarés qu’on retrouve partout, mais bon, les autres ne bénéficient pas d’autant de pub.

J’allais donc dans cette librairie avec appréhension : je voulais acheter une méthode d’arabe, sans que l’on ne me prenne pour une sympathisante du côté obscur. N’est-ce pas triste d’en arriver là ? Et pourtant, il y a tant de personnes qui en sont là. J’en étais arrivée à même planifier une autre approche : acheter une méthode d’hébreu en même temps, langue que je voulais apprendre depuis une dizaine d’années. Je me disais que c’était une bonne occasion, et dans mon esprit peu informé où seul le message mensonger et tordu venant de ces certains médias qui mettait en opposition ces deux langues, c’était une façon de dévier toute suspicion (!). Comme si les gens se préoccupaient des achats livresques d’une étudiante en médecine.

Bref. Je suis entrée dans la librairie. Il n’y avait pas de méthode d’hébreu, juste celle d’arabe. Je l’ai ouverte, j’y ai redécouvert ces magnifiques zigouigouis* de l’écriture arabe, me demandant de nouveau pourquoi nous autres latins n’avions pas prêté d’attention à la beauté de la graphie d’une langue, quand de toutes évidence les arabes, eux, avait fait un effort, comme les chinois. Ou encore les hindous et les thibétains … ( Certes, c’est complètement subjectif ).

J’ai pris la méthode, en décidant que si quelqu’un y trouvait quelque chose à dire, ce n’était pas mon problème. Après tout, mon seul désir à ce moment là était de suivre scrupuleusement cette méthode (N.B. La méthode Assimil, pour laquelle mon enthousiasme ne faiblit pas**), et d’apprendre cette langue pour mon pur plaisir, de pouvoir gribouiller ces jolies lettres dans les marges de mes cahiers, et qui sait, dans 30 ans, de pouvoir lire un roman en arabe ? (je ne pensais pas possible de pouvoir maîtriser cette langue en moins de 30 ans, comme on se l’imagine pour le chinois, car comme tout le monde le sait «c’est les langues les plus dures du monde!»).

Loin de moi l’idée que un an et demi après j’allais faire un truc dingue : prendre un billet d’avion pour le proche orient, pour la terre au triple nom (Israël-Palestine-Terre Sainte). C’est à dire l’inverse de ce que j’avais dit à ma mère, face à ces inquiétudes maternelles concernant sa fille qui se rêvait peut-être globe-trotteuse casse-cou dans des pays à problèmes :  «t’inquiètes, je ne compte pas aller dans un pays arabe un  jour!» (rétrospectivement je ris … Elle aussi).

Et donc, je suis sortie avec ma méthode Assimil, et son «arabe sans peine». Et je me suis studieusement mise au travail, 30 minutes par jour sans faillir, pendant presque 8 mois d’affilée, allant et revenant sur la méthode, copiant et recopiant sans relâche les mots et les phrases. Même pendant les jours où l’idée de travail était bannie chez tous (Noel, le nouvel an), je me levais, et je prenais la méthode, pour au moins 30 minutes, sinon 1 ou 2 heures en période motivée.

Depuis, les réactions sont telles qu’on peut les attendre. Quand mon interlocuteur/trice apprend que je fais des «études d’arabe», il y a trois catégories : la plus grande, la catégorie Négative qui se décline sur : «de l’arabe ? Mais pourquoi ? C’est même pas beau !», «la langue des terroristes ? T’es malade toi hein …», «ouille, tu veux aller là bas ( sous entendu toi qui est une fille et tu sais très bien que les femmes sont super maltraitées dans les pays arabes, t’es vraiment folle)», «de l’arabe ? Pfff, pas besoin d’aller à la fac pour ca, tu vas en banlieue», «ah bon ? Et c’est intéressant ce truc ? (sous entendu j’en doute fort, sinon on le saurait). Puis la catégorie Curieuse : «ah cool ! Ca a l’air dur mais ca doit être classe ! Ca t’es venu comment ?». Puis la catégorie Enthousiaste, très minoritaire : «cool ! J’ai toujours rêvé moi aussi d’apprendre ca ! Trop cool, t’es allée dans quels pays du coup, t’as vu quoi, t’as fait quoi ?».

Plus j’ai étudié cette langue, plus je l’ai aimée. Je rigolais des heures toute seule à essayer de reproduire les sons qui me paraissaient si bizarres et drôles – je n’avais pas les CD qui allaient avec la méthode, trop chers, mais les explications de la méthode étaient précises et claires. Au point que j’ai réussi à épater, un an plus tard, mes profs d’arabe en fac, qui me demandaient où j’avais pris les cours d’initiation. Un en particulier ne voulait pas croire que j’avais appris à lire, écrire et prononcer les mots toute seule avec une méthode écrite, sans autre aide aucune. Et que j’avais atteint le même niveau que les autres qui avaient suivi l’année d’initiation intense à la fac, «l’année 0» de la licence (année qui existe généralement pour les langues «dures» dans les fac, comme le chinois, l’arabe, le japonais et le russe).

Je me rappelle en particulier du «’ayn», décrite dans la méthode comme devant être prononcée «comme si vous alliez vomir».

Effectivement, un an après maintes hésitations quand à mes plans d’études suite à mon échec en médecine et une première année d’anthropologie à la fois passionante et peu convaincante, j’avais décidé de m’inscrire en double cursus, à la faculté des langues, section arabe, «pour de vrai». Je suis entrée en première année directement, sans passer par l’année 0 réservée au débutants complets, et fière de moi, j’ai pu suivre les cours sans difficulté. Et je n’ai plus jamais lâché le truc : 12 de moyenne à chaque semestre, motivée au point d’en faire plusieurs heures par jour et ne pas me contenter du travail donné par les profs.

C’est d’ailleurs mon conseil à toute personne projetant des études d’arabe à la fac : ne surtout PAS se contenter des cours et des devoirs. En faire 2 fois plus, par soi même, avec des trucs motivants (chansons, livres bilingues, sites internet …). Et devenir amoureux du dictionnaire, votre futur meilleur pote. Acheter des livres en arabe dont la traduction existe en français, et s’appliquer à les lire. Et pour les plus geeks d’entre vous, ne même pas se contenter de la traduction pour le sens des mots dans le livre arabe, mais prendre le dictionnaire à chaque mot nouveau. Y compris quand c’est la 15 eme fois que vous voyez ce mot, et que ça fait 15 fois que vous l’oubliez … Et si ca vous gave, prendre l’autre méthode : paragraphe par paragraphe, lire la version arabe, puis la version française, puis re-la version arabe qui en deviendra toute illuminée de sens, et dont les mots s’imprégneront bien mieux dans votre cerveau.

Et ne pas s’affoler de rien comprendre. Les profs ont un dicton : «il faut 10 ans pour faire un bon arabisant». Il faut apprendre à être patient, et ne pas penser autant au but (maîtriser la langue) qu’au chemin (l’apprendre) et apprécier ce chemin. Et pour l’apprécier, il faut le semer de plein de jolies choses :

> – un roman dont l’histoire nous motive vraiment (et pas juste un roman qu’on doit lire parce que les gens disent qu’il doit être lu. Si c’est à l’eau de rose, alors ainsi soit-il)

> – un film historique (souvent en arabe classique, ça aide à développer le côté classique – je reviendrai plus tard sur l’intérêt de maîtriser autant le classique que le dialecte, et pourquoi l’un ne va pas sans l’autre).

> – des chansons d’un chanteur physiquement avantagé (cetains chanteurs anglosaxons aident ainsi les jeunes à apprendre l’anglais … Et ils se trouve que le monde arabe est assez bien pourvu de ce côté là également).

> – etc … A vous de trouver de quoi agrémenter le chemin.

Le principal étant de ne pas apprendre la langue pour le fait en lui-même, mais de faire dès le départ ce pour quoi le but (maîtrise de la langue) est fait : faire ce qu’on aime faire dans sa langue maternelle, mais le faire dans la langue qui nous intéresse. J’adore lire à la base, c’est pour ca que j’ai appris l’anglais, et c’est comme ça que j’apprends l’arabe : en lisant.

Bref. Et à ce rythme, en 5 ans, vous en arriver à mon niveau : je peux lire des romans en arabe (un de mes rêve premiers donc), non pas 30 ans après la première méthode, mais 5 ans après. Et je n’ai presque pas besoin du dictionnaire. Du moins pas tellement plus qu’en anglais.

Bon, certes, j’ai encore plein de lacunes : dialecte faible (une asociale parle peu avec ses amis les humains, or je suis asociale, et le meilleur moyen d’apprendre un dialecte c’est ça, parler avec des gens), arabe très classique (Coran, textes anciens) peu accessible sans un bon dico.

Mais on peut se dire que si je travaille autant que ces 5 dernières années, je prouverai la justesse du dicton.

Et le rêve est toujours là avec moi, dans les moments de déprime, pour rester accrochée. Ou plutôt, vu que je fais de l’arabe depuis 5 ans absolument chaque jour (entre 30 min et 7 heures), c’est plus devenu une habitude qu’autre chose. Les moments de déprime ne sont plus liés à l’apprentissage de la langue, mais aux moyens et à mes plans d’études et de carrière. Le fait que je fasse de l’arabe est comme respirer, je le fais sans y penser, et parfois, dans un flash de recul, je me rend compte, avec joie, de tout le chemin accompli.

D’autres moments agréables sont les moments d’oubli total sur les capacités acquises : lire un livre en arabe, être pris par l’histoire, et lever la tête pour voir les regards dubitatifs de l’entourage, qui se demandent ce que peux bien contenir le livre en question. Les choses écrites en langues étrangères inconnues tend à perturber les personnes qui les rencontrent, mais l’arabe a cette particularité qui grâce/ à cause du JT de 20h, lui ajoute un élément « flippant ». J’ai fait le test : dans un bus, dans un tram, dans un train, ce n’est pas pareil de lire un livre en anglais ou en arabe. Bon j’admets que souvent, ça ne change rien dans le fait où les gens se fichent royalement de ce que fait son voisin. Et je dois même reconnaître avoir eu des réactions positives, sinon intéressantes. Mais par exemple, j’ai récemment acheté un roman en arabe dont l’illustration sur la couverture est un couteau ensanglanté, et je sais que je ne lirai pas ce roman dans un transport public …

En tous cas, un de mes nouveaux buts est la maîtrise de la langue dans tous ses aspects : du très classique au très dialectal. Et de faire un doctorat un jour sur le moyen-âge de l’aire arabo-musulmane.

Et j’espère que suffisament de gens réaliseront comme moi que l’arabe n’est pas plus dur qu’une autre langue, que le plus dur est de se débarrasser des préconçus la concernant : langue dure, et langue inintéressante pour tout ceux qui ne travaillent pas dans la sécurité et la section anti-terroriste de la police …

Qu’un jour on arrête de dire que c’est une langue « rare » alors qu’elle est l’une des 6 langues officielles de l’ONU, et qu’elle devienne aussi banale que l’espagnol ou l’allemand. Ou bientôt, le chinois.

Est-ce que 5 ans après le début de l’aventure, l’arabe est devenu banal pour moi ? Bien au contraire. J’étais fascinée par les « petits bidules » bouclés, et ça ne change pas. C’est même mieux, parce que maintenant je comprends ce qu’ils veulent dire. Et que devant une belle calligraphie, on est encore plus émerveillé par les capacités de transformations esthétiques et la souplesse des traits-bouclettes. Et de pouvoir lire des textes vieux de 1500 ans sans intermédiaire autre que quelques commentaires sur le vocabulaire dans la marge. Je reste autant fascinée par la langue elle-même que par ce qu’elle me permet de comprendre (combien de mots arabes ne donnent pas du tout le même ressenti, la même histoire, quand on les connait directement dans leur contexte infini, que leur traduction ou adaptation galvaudées en langues occidentales … Pour ne citer que quelque-uns des plus célèbres : martyr, harem, jihad).

A ce jour, je ne vois que des avantages à apprendre cette langue. Sauf peut être un tout petit inconvénient, le même connu de tous les rats de bilbiothèques dans mon genre : un compte bancaire pas très en forme dû à une boulimie chronique de livres.

* mot d’origine franc-comtoise, ou alors de ma propre invention, je ne sais plus trop …

** En ce qui concerne l’arabe, je pense un jour lister toutes les méthodes qui existent si cela peut servir à quelqu’un, mais pour l’instant je n’ai pas trouvé plus efficace que l’Assimil comme démarrage. Ce n’est « que » de l’arabe classique (celui des médias, des livres, etc) mais une bonne base même pour ceux qui veulent ensuite apprendre un dialecte plus que l’écrit (je ne vois pas trop l’intérêt d’apprendre l’un sans l’autre mais bon). En tous cas la meilleure introduction / initiation à cette langue pour tout ceux qui peur de la grammaire, des méthodes « fouillis », des leçons énormes en bloc, et de tout le mythe « l’arabe c’est trop dur ». On arrive au bout de quelques dizaines de toutes petites leçons de rien du tout, en moins d’un mois, et on se rend compte qu’on peut lire sans problème n’importe quelle lettre dans n’importe quel mot (pour les novices : les lettres changent de forme selon leur place dans le mot). On peut ensuite s’attaquer avec une joie tranquille à n’importe quelle autre méthode (ou cours).

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Discussion

8 réflexions sur “L’arabe

  1. Bonjour, as-tu essaye le perfectionnement de l’arabe de chez Assimil? Qu’en penses-tu?

    Publié par tayeb | août 26, 2013, 18:14
    • Bonjour !
      Non je ne l’ai pas essayé, quand j’ai fais la méthode Assimil basique il y a 5 ans celle-là n’existait pas, et donc je n’ai jamais pensé à regarder les rayons Assimil pour voir ce qu’il y avait de nouveau pour l’arabe. Mais merci pour l’info, je note, et je vais essayer de mettre les mains dessus dès que je peux !

      Publié par futuremutarjama | août 29, 2013, 12:42
  2. Salut, as-tu eu l’occasion de jeter un coup d’oeil sur le niveau avance d’assimil? Je suis arrive a la 20e lecon, et je trouve que les textes sont tres riches en vocabulaires et expressions, cependant je pense que ce n’est pas evident a tout memoriser sur le long terme car les nouveaux mots ne sont pas systematiquement reutilises. As-tu un bon conseil a nous donner pour bien memoriser le vocabulaire? merci bien.

    Publié par Tayeb | septembre 25, 2013, 00:57
  3. Bonjour ! Non je n’ai toujours pas eu le temps de jeter un coup d’oeil, je n’ai pas été beaucoup en France ces derniers temps …
    Pour ce qui est du vocabulaire, tout au début (et pendant longtemps), j’utilisais une méthode que j’avais apprise pour l’anglais au collège : recopier 7 fois le même mot sur un cahier, en me concentrant sur sa signification … Il paraît qu’il faut voir une chose ou un mot au minimum sept fois avant de pouvoir s’en rappeler pour de bon. Mais dès qu’on atteint un niveau correct, ma seule technique est de lire autant que possible, pour que le vocabulaire ressorte assez régulièrement jusqu’à ce qu’on ait plus besoin du dico pour se rappeler de la signification. C’est pour ça que les romans sont une bonne technique : l’auteur garde le même style, et donc le même genre de vocabulaire, sur toute la durée du roman …
    Mais pour la méthode Assimil d’approfondissement, je ferais la même chose que pour celle de débutant : recopier les mots qui me paraîssent essentiels, et relire les leçons à voix autres jusqu’à presque les connaître par coeur (mais sans avoir « apprendre par coeur » comme objectif … L’important là à mon avis et de relire jusqu’à ce qu’on soit tellement à l’aise avec le texte que les mécanismes de la langue s’impriment tout seuls dans notre esprit).
    J’espère que ma réponse n’est pas trop fouillie … Mais j’écrirai quelque chose dès que je mets les mains sur cette méthode !
    Bonne journée,

    Publié par futuremutarjama | septembre 27, 2013, 11:45
  4. Bonjour !

    Quel niveau atteint-on d’après vous après avoir terminé l’Assimil ? Je dispose d’une édition récente qui a été publiée en 2006. Il est indiqué qu’on arrive au niveau B2 après les 77 leçons mais je me demande si c’est réaliste. Quel niveau faut-il pour commencer à lire des magazines (genre Cosmo) ?

    Bonne après-midi

    Publié par Chloé | mars 8, 2015, 16:17
    • Bonjour !

      Il est vrai que les niveaux européens tel que le « B2 » sont difficiles à évaluer par soi-même. Je dirai qu’en étudiant sérieusement la méthode, et en l’agrémentant d’exercices en plus (vidéos sur internet, chaînes d’infos, etc), on peut arriver à ce niveau, mais c’est peut-être, à mon avis, un peu optimiste (j’ai la même édition, 2006, et il me semble que dans les éditions les plus récentes ils ont enlevé cette mention de B2 …).
      A vrai dire je ne me suis pas trop préoccupée de ce supposé « B2 ».
      J’avais étudié cette méthode à fond et cela m’a permis d’accéder à la première année de fac (sans passer par l’année « 0 ») et j’avais, par rapport aux autres, un bon niveau. Je pouvais lire et écrire sans problème.

      De là à avoir le niveau pour lire le Cosmo je dirais … Oui et non ! B2 ou pas, les petits textes courts et faciles ne m’auraient pas trop posé de problème (l’occasionnel mot inconnu pouvant être vite traduit), un peu comme la bande défilante en bas de l’écran d’Al Jazeera. En revanche un article plus détaillé nécessiterait le dictionnaire (ce qui est normal). La méthode Assimil donne de très bonnes bases mais il faut ensuite développer par soi-même le vocabulaire.

      Et il est vrai qu’un magazine est un très bonne idée : textes plus ou moins longs, diversifiés, style accessible … Le dictionnaire sera nécessaire, mais la diversification des sujets devrait empêcher l’ennui, et les sujets étant assez précis à chaque fois, les mots se répètent, rien de mieux pour retenir du vocabulaire !. Très bonne idée aussi parce que dans le monde arabe, on ne compte plus le nombres de magazines … D’après mon souvenir, en France je crois qu’on en trouve un peu dans les grandes villes.

      En tous cas tenez moi au courant de vos progrès et de vos impressions !

      Bonne après-midi,

      Publié par Luisa Noor | mars 11, 2015, 14:37
  5. Bonjour !

    Le niveau que vous avez obtenu en étudiant cette méthode est impressionnant. Je trouve que l’Assimil est très réussi. J’ai comparé d’autres méthodes et il me semble retenir plus facilement les nouveaux mots avec l’Assimil parce que l’apprentissage se fait de manière très progressive, ce dont j’ai besoin.

    Lire un magazine n’est pas pour demain, (très très) loin de là, mais le magazine Sayidati par ex. est apparemment facile à trouver.

    Bonne après-midi,

    Publié par Chloé Dumas | mars 15, 2015, 15:43

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