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Que Quand Quoi Comment Pourquoi … J’ai appris l’arabe.

(In english in the Pages section, « arabic »)

Comment tout a commencé pour moi … Et pour la langue arabe.

En 2007, j’ai fait un rêve (non ce n’est pas une blague, c’était un vrai rêve, de la sorte dont on se rappelle quand on se réveille le lendemain) que je ne narrerai point ici, mais qui m’a laissé un sentiment euphorique, et une mission à accomplir : apprendre l’arabe. Ce rêve est resté avec moi, pendant des semaines après, et d’une façon ou d’une autre ne voulait pas me lâcher, tant que je n’avais pas commencé sérieusement la «mission».

Six mois après, avec ma bourse d’étudiante-redoublante de première année de médecine, pas mal persuadée d’être en voie de rater de nouveau le concours, je suis allée dans une librairie – chose assez courante en ce qui me concerne, mais pour la première fois j’y allais avec de l’appréhension.

De l’appréhension pour quoi ? Je ne sais pas vraiment. Le ridicule d’aller acheter une méthode de langue avec pour seule cause et raison d’avoir eu un rêve, littéralement ? Le rêve lui-même qui était un peu funky, plus un thriller et film d’aventure qu’un rêve classique, cette chose douce et inoffensive que suppose le mot en premier lieu … ? Ou même l’embarras d’acheter une méthode d’arabe parce que le mot lui même, «arabe», était ce qu’il est toujours : très chargé malgré lui.

Dans les médias, on entendais pas parler de gens qui se mettaient à apprendre l’espagnol suite à une conversion radicale à une idéologie extrémiste. Par contre, la langue arabe était elle assez systématiquement liée à ce genre de nouvelles, aux polémiques stupides du voile, aux banlieues … Bref, à tout ce qui ferait éviter à toute personne normalement constituée d’acheter une méthode d’arabe. Car certains médias et les idées toute faites avaient réussi sur moi ce qu’ils réussissent sur tant de gens : faire oublier ce qu’est réellement l’immense et vieille civilisation arabe (et je ne dis même pas arabo-musulmanne, car un sacré nombre de juifs, chrétiens et païens en tout genre ont parlé et parlent arabe). Cet oubli au profit d’une petite minorité de tarés; tarés qu’on retrouve partout, mais bon, les autres ne bénéficient pas d’autant de pub.

J’allais donc dans cette librairie avec appréhension : je voulais acheter une méthode d’arabe, sans que l’on ne me prenne pour une sympathisante du côté obscur. N’est-ce pas triste d’en arriver là ? Et pourtant, il y a tant de personnes qui en sont là. J’en étais arrivée à même planifier une autre approche : acheter une méthode d’hébreu en même temps, langue que je voulais apprendre depuis une dizaine d’années. Je me disais que c’était une bonne occasion, et dans mon esprit peu informé où seul le message mensonger et tordu venant de ces certains médias qui mettait en opposition ces deux langues, c’était une façon de dévier toute suspicion (!). Comme si les gens se préoccupaient des achats livresques d’une étudiante en médecine.

Bref. Je suis entrée dans la librairie. Il n’y avait pas de méthode d’hébreu, juste celle d’arabe. Je l’ai ouverte, j’y ai redécouvert ces magnifiques zigouigouis* de l’écriture arabe, me demandant de nouveau pourquoi nous autres latins n’avions pas prêté d’attention à la beauté de la graphie d’une langue, quand de toutes évidence les arabes, eux, avait fait un effort, comme les chinois. Ou encore les hindous et les thibétains … ( Certes, c’est complètement subjectif ).

J’ai pris la méthode, en décidant que si quelqu’un y trouvait quelque chose à dire, ce n’était pas mon problème. Après tout, mon seul désir à ce moment là était de suivre scrupuleusement cette méthode (N.B. La méthode Assimil, pour laquelle mon enthousiasme ne faiblit pas**), et d’apprendre cette langue pour mon pur plaisir, de pouvoir gribouiller ces jolies lettres dans les marges de mes cahiers, et qui sait, dans 30 ans, de pouvoir lire un roman en arabe ? (je ne pensais pas possible de pouvoir maîtriser cette langue en moins de 30 ans, tout comme le chinois, car comme tout le monde le sait «c’est les langues les plus dures du monde!»).

Loin de moi l’idée que un an et demi après j’allais faire un truc dingue : prendre un billet d’avion pour le proche orient, pour la terre au triple nom (Israël-Palestine-Terre Sainte). C’est à dire l’inverse de ce que j’avais dit à ma mère, face à ces inquiétudes maternelles concernant sa fille qui se rêvait peut-être globe-trotteuse casse-cou dans des pays à problèmes :  «t’inquiètes, je ne compte pas aller dans un pays arabe un  jour!» (rétrospectivement je ris … Elle aussi).

Et donc, je suis sortie avec ma méthode Assimil, et son «arabe sans peine». Et je me suis studieusement mise au travail, 30 minutes par jour sans faillir, pendant presque 8 mois d’affilée, allant et revenant sur la méthode, copiant et recopiant sans relâche les mots et les phrases. Même pendant les jours où l’idée de travail était bannie chez tous (Noel, le nouvel an), je me levais, et je prenais la méthode, pour au moins 30 minutes, sinon 1 ou 2 heures en période motivée.

Depuis, les réactions sont telles qu’on peut les attendre. Quand mon interlocuteur/trice apprend que je fais des «études d’arabe», il y a trois catégories : la plus grande, la catégorie Négative qui se décline sur : «de l’arabe ? Mais pourquoi ? C’est même pas beau !», «la langue des terroristes ? T’es malade toi hein …», «ouille, tu veux aller là bas ( sous entendu toi qui est une fille et tu sais très bien que les femmes sont super maltraitées dans les pays arabes, t’es vraiment folle)», «de l’arabe ? Pfff, pas besoin d’aller à la fac pour ca, tu vas en banlieue», «ah bon ? Et c’est intéressant ce truc ? (sous entendu j’en doute fort, sinon on le saurait). Puis la catégorie Curieuse : «ah cool ! Ca a l’air dur mais ca doit être classe ! Ca t’es venu comment ?». Puis la catégorie Enthousiaste, très minoritaire : «cool ! J’ai toujours rêvé moi aussi d’apprendre ca ! Trop cool, t’es allée dans quels pays du coup, t’as vu quoi, t’as fait quoi ?».

Plus j’ai étudié cette langue, plus je l’ai aimée. Je rigolais des heures toute seule à essayer de reproduire les sons qui me paraissaient si bizarres et drôles – je n’avais pas les CD qui allaient avec la méthode, trop chers, mais les explications de la méthode étaient précises et claires. Au point que j’ai réussi à épater, un an plus tard, mes profs d’arabe en fac, qui me demandaient où j’avais pris les cours d’initiation. Un en particulier ne voulait pas croire que j’avais appris à lire, écrire et prononcer les mots toute seule avec une méthode écrite, sans autre aide aucune. Et que j’avais atteint le même niveau que les autres qui avaient suivi l’année d’initiation intense à la fac, «l’année 0» de la licence (année qui existe généralement pour les langues «dures» dans les fac, comme le chinois, l’arabe, le japonais et le russe).

Je me rappelle en particulier du «’ayn», décrite dans la méthode comme devant être prononcée «comme si vous alliez vomir».

Effectivement, un an après maintes hésitations quand à mes plans d’études suite à mon échec en médecine et une première année d’anthropologie à la fois passionante et peu convaincante, j’avais décidé de m’inscrire en double cursus, à la faculté des langues, section arabe, «pour de vrai». Je suis entrée en première année directement, sans passer par l’année 0 réservée au débutants complets, et fière de moi, j’ai pu suivre les cours sans difficulté. Et je n’ai plus jamais lâché le truc : 12 de moyenne à chaque semestre, motivée au point d’en faire plusieurs heures par jour et ne pas me contenter du travail donné par les profs.

C’est d’ailleurs mon conseil à toute personne projetant des études d’arabe à la fac : ne surtout PAS se contenter des cours et des devoirs. En faire 2 fois plus, par soi même, avec des trucs motivants (chansons, livres bilingues, sites internet …). Et devenir amoureux du dictionnaire, votre futur meilleur pote. Acheter des livres en arabe dont la traduction existe en français, et s’appliquer à les lire. Et pour les plus geeks d’entre vous, ne même pas se contenter de la traduction pour le sens des mots dans le livre arabe, mais prendre le dictionnaire à chaque mot nouveau. Y compris quand c’est la 15 eme fois que vous voyez ce mot, et que ça fait 15 fois que vous l’oubliez … Et si ca vous gave, prendre l’autre méthode : paragraphe par paragraphe, lire la version arabe, puis la version française, puis re-la version arabe qui en deviendra toute illuminée de sens, et dont les mots s’imprégneront bien mieux dans votre cerveau.

Et ne pas s’affoler de rien comprendre. Les profs ont un dicton : «il faut 10 ans pour faire un bon arabisant». Il faut apprendre à être patient, et ne pas penser autant au but (maîtriser la langue) qu’au chemin (l’apprendre) et apprécier ce chemin. Et pour l’apprécier, il faut le semer de plein de jolis choses :

> – un roman dont l’histoire nous motive vraiment (et pas juste un roman qu’on doit lire parce que les gens disent qu’il doit être lu. Si c’est à l’eau de rose, alors ainsi soit-il)

> – un film historique (souvent en arabe classique, ça aide à développer le côté classique – je reviendrai plus tard sur l’intérêt de maîtriser autant le classique que le dialecte, et pourquoi l’un ne va pas sans l’autre).

> – des chansons d’un chanteur physiquement avantagé (cetains chanteurs anglosaxons aident ainsi les jeunes à apprendre l’anglais … Et ils se trouve que le monde arabe est assez bien pourvu de ce côté là également).

> – etc … A vous de trouver de quoi agrémenter le chemin.

Le principal étant de ne pas apprendre la langue pour le fait en lui-même, mais de faire dès le départ ce pour quoi le but (maîtrise de la langue) est fait : faire ce qu’on aime faire dans sa langue maternelle, mais le faire dans la langue qui nous intéresse. J’adore lire à la base, c’est pour ca que j’ai appris l’anglais, et c’est comme ça que j’apprends l’arabe : en lisant.

Bref. Et à ce rythme, en 5 ans, vous en arriver à mon niveau : je peux lire des romans en arabe (un de mes rêve premiers donc), non pas 30 ans après la première méthode, mais 5 ans après. Et je n’ai presque pas besoin du dictionnaire. Du moins pas tellement plus qu’en anglais.

Bon, certes, j’ai encore plein de lacunes : dialecte faible (une asociale parle peu avec ses amis les humains, or je suis asociale, et le meilleur moyen d’apprendre un dialecte c’est ça, parler avec des gens), arabe très classique (Coran, textes anciens) peu accessible sans un bon dico.

Mais on peut se dire que si je travaille autant que ces 5 dernières années, je prouverai la justesse du dicton.

Et le rêve est toujours là avec moi, dans les moments de déprime, pour rester accrochée. Ou plutôt, vu que je fais de l’arabe depuis 5 ans absolument chaque jour (entre 30 min et 7 heures), c’est plus devenu une habitude qu’autre chose. Les moments de déprime ne sont plus liés à l’apprentissage de la langue, mais aux moyens et à mes plans d’études et de carrière. Le fait que je fasse de l’arabe est comme respirer, je le fais sans y penser, et parfois, dans un flash de recul, je me rend compte, avec joie, de tout le chemin accompli.

  D’autres moments agréables sont les moments d’oubli total sur les capacités acquises : lire un livre en arabe, être pris par l’histoire, et lever la tête pour voir les regards dubitatifs de l’entourage, qui se demandent ce que peux bien contenir le livre en question. Les choses écrites en langues étrangères inconnues tend à perturber les personnes qui les rencontrent, mais l’arabe a cette particularité qui grâce/ à cause du JT de 20h, lui ajoute un élément « flippant ». J’ai fait le test : dans un bus, dans un tram, dans un train, ce n’est pas pareil de lire un livre en anglais ou en arabe. Bon j’admets que souvent, ça ne change rien dans le fait où les gens se fichent royalement de ce que fait son voisin. Et je dois même reconnaître avoir eu des réactions positives, sinon intéressantes. Mais par exemple, j’ai récemment acheté un roman en arabe dont l’illustration sur la couverture est un couteau ensanglanté, et je sais que je ne lirai pas ce roman dans un transport public …

En tous cas, un de mes nouveaux buts est la maîtrise de la langue dans tous ses aspects : du très classique au très dialectal. Et de faire un doctorat un jour sur le moyen-âge de l’aire arabo-musulmane.

Et j’espère que suffisament de gens réaliseront comme moi que l’arabe n’est pas plus dur qu’une autre langue, que le plus dur est de se débarrasser des préconçus la concernant : langue dure, et langue inintéressante pour tout ceux qui ne travaillent pas dans la sécurité et la section anti-terroriste de la police …

Qu’un jour on arrête de dire que c’est une langue « rare » alors qu’elle est l’une des 6 langues officielles de l’ONU, et qu’elle devienne aussi banale que l’espagnol ou l’allemand. Ou bientôt, le chinois.

Est-ce que 5 ans après le début de l’aventure, l’arabe est devenu banal pour moi ? Bien au contraire. J’étais fascinée par les « petits bidules » bouclés, et ça ne change pas. C’est même mieux, parce que maintenant je comprends ce qu’ils veulent dire. Et que devant une belle calligraphie, on est encore plus émerveillé par les capacités de transformations esthétiques et la souplesse des traits-bouclettes. Et de pouvoir lire des textes vieux de 1500 ans sans intermédiaire autre que quelques commentaires sur le vocabulaire dans la marge. Je reste autant fascinée par la langue elle-même que par ce qu’elle me permet de comprendre (combien de mots arabes ne donnent pas du tout le même ressenti, la même histoire, quand on les connait directement dans leur contexte infini, que leur traduction ou adaptation galvaudées en langues occidentales … Pour ne citer que quelque-uns des plus célèbres : martyr, harem, jihad).

A ce jour, je ne vois que des avantages à apprendre cette langue. Sauf peut être un tout petit inconvénient, le même connu de tous les rats de bilbiothèques dans mon genre : un compte bancaire pas très en forme dû à une boulimie chronique de livres.

* mot d’origine franc-comtoise, ou alors de ma propre invention, je ne sais plus trop …

** En ce qui concerne l’arabe, je pense un jour lister toutes les méthodes qui existent si cela peut servir à quelqu’un, mais pour l’instant je n’ai pas trouvé plus efficace que l’Assimil comme démarrage. Ce n’est « que » de l’arabe classique (celui des médias, des livres, etc) mais une bonne base même pour ceux qui veulent ensuite apprendre un dialecte plus que l’écrit (je ne vois pas trop l’intérêt d’apprendre l’un sans l’autre mais bon). En tous cas la meilleure introduction / initiation à cette langue pour tout ceux qui peur de la grammaire, des méthodes « fouillis », des leçons énormes en bloc, et de tout le mythe « l’arabe c’est trop dur ». On arrive au bout de quelques dizaines de toutes petites leçons de rien du tout, en moins d’un mois, et on se rend compte qu’on peut lire sans problème n’importe quelle lettre dans n’importe quel mot (pour les novices : les lettres changent de forme selon leur place dans le mot). On peut ensuite s’attaquer avec une joie tranquille à n’importe quelle autre méthode (ou cours).

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À propos de Luisa Noor

Graduate Student, Middle East fan ( yes, it does exist, and it's not even a sickness ), languages fan, traveller, future social anthropologist/ film-maker/ writer ... Etudiante, fan du moyen orient ( ben oui, ça existe aussi ), fan de langues, voyageuse, future anthropologue / réalisatrice / écrivain ...

Discussion

26 réflexions sur “Que Quand Quoi Comment Pourquoi … J’ai appris l’arabe.

  1. Une seule chose à dire: BRAVO

    Publié par soumaya | janvier 15, 2013, 07:48
    • Merci ! On me le dit assez rarement … J’essaierai de poster un peu plus de choses sur le sujet dès que j’ai du temps (les différentes méthodes, ce que cette langue m’a fait découvrir plus précisément, etc).

      Publié par futuremutarjama | janvier 15, 2013, 15:34
  2. bonjour,

    J’ai lu votre blog avec beaucoup d’intérêt car je suis à la recherche d’une méthode efficace pour apprendre l’arabe.

    Je voius que vous avez étalé votre apprentissage sur 8 mois mais comment avez-vous procédé précisémént.

    Merci pour votre aide.

    Publié par agnes CLAUSON SAID | janvier 24, 2013, 06:49
    • Bonjour,

      Merci pour votre message, j’espère d’ailleurs pouvoir bientôt m’occuper de ce blog un peu plus correctement …
      Pour l’apprentissage avec la méthode Assimil, j’y suis allée « au feeling » : J’ai suivi les conseils de la méthode en les « accentuant » en quelque sorte. Je lisais d’abord la leçon, et avant de commencer les exercices, je recopiais sept fois chaque mot nouveau pour m’habituer à la graphie et mieux le retenir (cela m’aide beaucoup même si la méthode ne le conseille pas spécialement), et je passe aux exercices, et une fois tout cela fait, je recopiais de nouveau, une fois, tous les textes (leçon + exercices). Mais c’est une méthode qui peut ne pas convenir à tout le monde …
      Il faut adapter à chaque cas. Mais le plus important était d’en faire tous les jours. Quand je n’avais pas le temps c’était 5 minutes, et quand j’avais le temps, je pouvais y rester presque deux heures. Mais dès qu’on laisse passer un ou deux jours, on a déjà perdu l’habitude, surtout quand il s’agit comme là de langues très différentes du français. Je crois que c’est la seule chose vraiment importante, la régularité, plus que la quantité : on n’apprend pas une langue, on s’y habitue …
      Pour casser la monotonie et se donner un peu de motivation, on peut varier les plaisir quand on a atteint un certain niveau : essayer de déchiffrer les mots sur les paquets de gâteaux ou sur un journal …
      Mais j’essaierai prochainement d’écrire un post sur les différentes méthodes (et leurs détails) dont j’ai entendu parler !
      En attendant bon courage et amusez-vous bien !

      Publié par futuremutarjama | janvier 27, 2013, 15:19
  3. Bonjour , aw salam 3eleyki ,

    Waaaw , ton parcours sort de l’ordinaire , il est très impressionnant , félicitations ,c’est vraie que l’arabe est une magnifique langue peut connut du grand public .

    À quand cette fameuse liste de toutes les méthodes que tu a utilisées et qui te paraissent efficaces ?

    Publié par Umm Zayd | mai 6, 2013, 08:38
    • وعليكم السلام !
      Merci beaucoup !
      Effectivement j’ai promis une liste des méthodes et techniques que j’ai utilisées, je l’avais commencé mais j’ai été surprise par le manque de temps total cette année pour me consacrer à ce blog … Mais j’espère pouvoir faire ça très bientôt ! (pendant les 15 jours qui viennent ان شاء الله )

      Publié par futuremutarjama | mai 7, 2013, 08:16
    • Et voilà, chose promise chose dûe … A moitié ! Je ne sais pas si cela répondra à vos attentes, mais je pense ajouter des choses et des détails au fur et à mesure que les idées me (re)viennent.

      Publié par futuremutarjama | mai 23, 2013, 17:41
  4. Super blog, à quand un autre article???

    Publié par sarah | juillet 12, 2013, 19:25
  5. Merci merci merci. Je suis française et je souhaite plus que vivement apprendre l’arabe car j’aime entendre cette langue magnifique, j’aime la culture de ces pays et l’écriture…. on dirait des dessins (de la dentelle !!!). Bref, ton blog m’encourage à m’y mettre en trouvant une bonne méthode et surtout à m’y tenir. Encore merci et te tiendrais au courant de mes progrès.

    Publié par MARTIN | octobre 29, 2013, 13:36
    • De la dentelle, tout à fait ! Même après toutes ces années, on ne s’en lasse pas …
      Oui comme pour toutes les langues, le truc est de trouver la motivation, sous forme d’une bonne méthode, d’un bon prof, d’une activité … Et garder un esprit léger devant les difficultés !

      En tous cas bonne continuation et oui, tenez moi au courant de vos trouvailles et progrès !

      Publié par futuremutarjama | novembre 9, 2013, 21:42
  6. السلم عليكم

    tu utilises quel dictionnaire ?

    Publié par UmmZayd | janvier 3, 2014, 11:36
    • وعليكم السلام

      J’ai utilisé beaucoup le Larousse pendant mes premières années, et maintenant j’utilise le Hans Wehr (arabe-anglais, un peu plus fourni). Il me semble qu’il y en a d’autres très bien (un me vient à l’esprit, le mawrid, et un autre, malheureusement très cher mais paraît-il très complet, le Kazimirsky). Le meilleur, si on en a la possibilité, est d’essayer les différents dictionnaires que l’on peut trouver dans une bilbiothèque et voir lequel répond le plus à nos attentes selon les textes qu’on étudie …
      Mais je pense que le Larousse est un bon début, il a bien répondu à mes besoins pendant toute ma licence.

      Publié par futuremutarjama | janvier 8, 2014, 19:25
  7. Cela m’a fait très plaisir de lire ton article, étant moi-même dans cette situation de rêve d’apprendre l’arabe qui vient d’on ne sait pas trop où… J’ai pu faire un semestre d’initiation à la fac avec un très bon prof il y a deux ans lorsque j’étais en Master 1 de droit, mais mon emploi du temps ne m’a malheureusement pas permis de continuer.
    Aujourd’hui j’ai fini mes études et cherche du travail. J’ai donc le temps de me remettre à l’arabe, et je pense acquérir la méthode assimil d’ici peu. En tout cas je suis surmotivée ! Et ton article me donne espoir, alors merci beaucoup à toi et excellente continuation !

    Publié par Chloë | janvier 8, 2014, 12:39
    • Tant mieux, c’est l’idée du blog, s’encourager les un les autres entre étudiants (au sens large) de la langue arabe ! Merci pour ton commentaire en tous cas, je suis toujours très contente de voir que d’autres personnes s’intéressent comme moi à cette langue … Tiens moi au courant de ton parcours et de tes réflexions, et bonne continuation !

      Publié par futuremutarjama | janvier 8, 2014, 19:18
  8. Hello,

    Je suis un chibani à la retraite !!! Je passe six mois par an au Maroc en camping-car , je ressens le besoin d’apprendre l’arabe pour les contacts. J’envisageais l’Assimil, tu m’as convaincu. Merci.

    Publié par Janus | mars 22, 2015, 13:31
    • De rien ! L’Assimil t’apportera le côté classique de la langue, et pour le dialecte, il suffira de parler avec les gens … Ta situation est la situation idéale à mon avis. Bon courage !

      Publié par Luisa Noor | mars 24, 2015, 19:48
  9. salut , dis arrives tu en penser dans la langue arabe

    Publié par hamadoun | avril 6, 2015, 17:50
    • Cela dépend … Lorsque je suis dans un environnement arabophone, il m’arrive de penser automatiquement en arabe, mais en environnement francophone ou anglophone, beaucoup moins (ou alors je le dois faire de façon volontaire).

      Publié par Luisa Noor | avril 8, 2015, 13:58
  10. coucou , pour kelkun ki irait ds un pays arabe rien k pour apprendre cette langue , il lui fodrè combien de tps pour vraiment maitriser cette langue

    Publié par francis coplan | mai 5, 2015, 10:15
    • Cela dépend de ce que vous appelez par « maitriser »…Je dirais une année pour avoir des bonnes bases, lire des articles et parler de choses de la vie quotidienne (ou plus complexes pour les doués à l’oral). Pour lire des romans et comprendre la télé sans souci, tant dialecte que classique, je dirais 2-3 ans en immersion totale serait possible. Mais ce n’est qu’une spéculation de ma part, et cela dépend du pays : à Beyrouth les gens sont trop trilingues pour avancer rapidement, mais dans la campagne ou en Jordanie c’est plus facile … Avant les guerres la Syrie et le Yémen étaient idéaux.
      Et cela dépend bien sûr du dialecte que vous souhaitez apprendre …

      Publié par Luisa Noor | mai 17, 2015, 10:11
  11. Bonjour,
    Merci énormément pour votre témoignage!
    Et surtout, félicitation pour votre parcours qui est très impressionnant.

    J’ai toujours voulu apprendre l’arabe, d’abord car il s’agit d’une langue qui m’attire particulièrement, et aussi parce qu’une grande partie de ma famille le parle couramment. Jusqu’à présent, je pensais qu’il serait impossible de maîtriser cette langue mais votre témoignage m’a fait changer d’avis.

    Je voudrais simplement savoir, est-ce que la structure grammaticale de la langue arabe est très compliquée ?
    Enfin plus généralement, quelles ont été pour vous les principales difficultés, notamment grammaticales rencontrées lors de votre apprentissage ?

    Quant à l’accent, est-ce très difficile voire impossible d’avoir une très bonne prononciation? Comment travaillez-vous cela?

    Je vous remercie!

    Publié par Sophia | mars 13, 2016, 11:08
    • Bonjour et désolée pour le retard de ma réponse !

      Merci pour votre message …
      Et oui oui oui, pour ce qui est d’apprendre des langues, tout est possible, y compris les langues à réputation difficile comme l’arabe.
      L’alphabet et la syntaxe font souvent peur aux gens, mais au fond, ce n’est qu’une question de temps et d’habitude. L’hébreu est souvent classé comme moins difficile que l’arabe, alors qu’au final il n’y a pas vraiment de différences dans les faits (outre le fait que l’hébreu moderne a une prononciation plus facile à acquérir que l’arabe, pour un européen).

      Si une partie de votre famille parle déjà l’arabe, alors vous avez un avantage inestimable sur tout les non-arabophones comme moi qui ont démarré sans « modèle » autre qu’un prof ou des vidéos youtube. Et s’ils parlent le dialecte qui vous intéresse, alors vous économisez en plus sur des cours de dialecte !

      Pour ce qui est de la langue classique (écrite, médias, livres, etc) :
      – La grammaire parait compliquée, mais une fois les règles de bases maitrisées, elle est en fait beaucoup plus simple que la grammaire française, et beaucoup plus systématique (très peu d’exceptions, etc).
      – La syntaxe : le verbe vient en premier, puis le sujet, puis l’objet, mais cela aussi, c’est juste une habitude à prendre. Il faut bien s’intéresser aux trois déclinaisons des mots (qui indiquent leur fonction dans la phrase) et ensuite, plus rien n’aura de secret !
      – Principales difficultés pour un francophone : la prononciation de certaines lettres, mais cela vient avec le temps (de 2 jours à 1 an, cela dépend des gens, de leur habilité à imiter, du nombre de fois auquel ils sont exposés à ces sons … Quand j’ai démarré je n’avais pas de modèle, donc j’ai pris un certain temps à faire des exercices de prononciations. Pour vous, c’est là que les connaissances linguistiques de votre famille deviennent soudainement utiles !).
      Il y a aussi bien sûr les difficultés classique de l’apprentissage des langues : ne pas se décourager devant les mots nouveaux, savoir être patient, et garder en tête que cela doit être un plaisir et non pas une corvée, donc adapter les matériaux d’apprentissage en conséquence …
      – Pour l’accent : je vais vous rassurez tout de suite, pour deux raisons : premièrement là aussi profitez de la partie de votre famille qui parle arabe … Et deuxièment avoir un bon accent est relativement aisé : en ce qui me concernce dans le monde arabe tout le monde pense que je suis algérienne (en vrai pas du tout). Je ne sais pas ce que je fais avec les lettres arabes, mais moi qui ne suis pas douée en accents en général, je m’en sors honorablement, bien plus qu’en anglais. Au niveau de l’utilisation des parties du corps qui servent à la prononciation, il me semble que le français n’est pas très éloigné de l’arabe : une fois les lettres « bizarres » assimilées (comme le ‘ayn, le qâf, etc), le reste va assez bien. Par contre j’ai remarqué que les anglophones doivent travailler plus dur que nous pour avoir un bon accent en arabe …

      Pour ce qui est de travailler là dessus, là aussi je pense que toute personne apprenant une nouvelle langue en est au même stade : imiter ! Je vois souvent sur internet qu’une des meilleure méthodes, à défaut d’avoir un natif sous la main, est de regarder des vidéos, et répétez ce qu’il se dit, même si on ne comprend pas du tout ce qu’il se dit, et ce par petites sections de quelques secondes (quelques mots ou phrases à la fois, pas plus). Et c’est une bonne garantie de fou-rires chaque jour !
      J’essaie de le faire mais je suis souvent trop prise par l’histoire pour interrompre la vidéo et répéter ce qu’il se dit. Il vaut mieux prendre des vidéos courtes (sketches, etc).
      Et un effet secondaire de cette activité est qu’à force de répéter le même passage, on finit par comprendre de nouveaux mots.
      Donc on peut faire ça avec Al Jazeera ou France 24 arabe pour le classique, et n’importe quelle série pour le dialecte … (Ou dans votre cas, trouvez un volontaire de votre famille pour vérifier votre prononciation et discutez avec).

      En tous cas je vous encourage vraiment à essayer, c’est comme apprendre un instrument de musique : ce n’est pas instantané, mais avec de la patience et du plaisir, on y arrive !

      Bonne journée et bonne semaine !

      Publié par Luisa Noor | mars 21, 2016, 08:20
      • Merci énormément d’avoir pris le temps de me répondre, ça m’a beaucoup éclairé. Je vous souhaite une bonne continuation 🙂

        Publié par Sophia | juin 4, 2016, 17:11
  12. Bonjour,

    dis moi pourrais tu faire un article pour nous expliquer comment retenir efficacement le vocabulaire ? j’ai utilisé longtemps anki, mais je trouve cela très ennuyeux et je n’y arrive plus. Et de plus je suis pas sure qu’en lisant un texte je pourrais rattacher le mot appris sur Anki (dans un contexte différent du logiciel je veux dire).

    Publié par sarah | juillet 21, 2016, 13:31
    • Bonjour !

      Je comprends ton problème, et c’est un peu pour ça que j’ai toujours hésité à utiliser anki : cela peut être efficace, mais apprendre un mot hors d’un contexte rend les choses plus difficiles qu’elles ne devraient l’être !
      J’ai entendu parler d’un système comme anki mais où on apprend un mot dans le contexte d’une phrase : côté pile une phrase avec un trou (le mot que l’on veut apprendre), et côté face, le mot en question. Le but du jeu étant donc de pouvoir trouver le mot sans à avoir retourner la carte … Même système, mais au moins avec un mini-contexte (et on apprend ou révise les mots du reste de la phrase sans s’en rendre compte).

      Personnellement, pour apprendre du vocabulaire, je n’avais pas de « bonne » solution : il me fallait (et faut encore) prendre mon mal en patience, en me distrayant par des choses qui m’intéressaient pour ne pas m’ennuyer. C’était donc pour moi surtout lire (sites bilingues, ou un livre que j’aimais avec sa traduction, ce qui m’évitait de chercher dans le dico), et laisser les mots d’imprimer naturellement dans mon cerveau.
      En fait, apprendre du vocabulaire est très long, et j’ai l’impression qu’il y a peu de moyens d’accélérer les capacités mémorielles du cerveau, alors le mieux qu’on puisse faire, c’est de trouver des stratégies pour éviter l’ennui : si anki ne marche plus pour cela, je te suggérerais de passer à un texte que tu connais déjà, pour que le jeu de devinette soit moins ardu qu’avec un texte inconnu où il faudra regarder le dictionnaire toutes les 2 secondes.
      Ceci dit, j’ai eu ma période dictionnaire, où je ne faisais que ça, mais parce que cela m’amusait de chercher dedans et de voir les définitions et les relations entre différents mots à l’intérieur.
      Ceci-dit, j’ai trouvé pour l’allemand un petit logiciel très intéressant : « Readlang ». Quand j’ouvre une page en allemand (article de presse, etc), je démarre ce logiciel, qui s’affiche sous forme de barre verte en haut à droite de mon écran, et qui « prend en charge » la page ouverte : il suffit ensuite que je clique sur un mot allemand que je ne comprends pas pour que la traduction soit affichée.
      Par contre je ne sais plus du tout sur quel forum j’ai trouvé l’explication de l’installation, qui est relativement simple, alors je te laisse demander à tonton Google plus de détails … En tous cas voilà le site : readlang

      Bon courage !

      Publié par Luisa Noor | juillet 22, 2016, 08:44

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