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Immersion et programme intensif : l’IFPO à Beyrouth

J’avais déjà du mal à écrire des billets régulièrement, mais là j’ai pris encore plus de retard … Ce qui ne risque pas de s’arranger : je suis au Liban, et ce pays est connu pour être l’un des pire au monde au niveau de la vitesse de connexion (ou la connexion tout court). Avec une connexion basique (15 dollars par mois), je mets 15 min à ouvrir un mail, et je n’ai encore pas pu voir une seule vidéo, ça déconnecte trop souvent.

Mais l’info principale est là : je suis au Liban !

Pourquoi : suivre le programme de l’IFPO (Institut Français du Proche Orient) qui donne des cours d’arabe en intensif sur 9 mois (ils proposent aussi des cours d’été sur un mois). Initialement à Damas et Alep, ils ont dû déménager à Beyrouth, et très probablement ouvriront une branche d’enseignement en Jordanie l’année prochaine. (Ajout de janvier 2014 : c’est officiel, l’année prochaine, l’IFPO ouvre à Beyrouth et Amman).

Cet institut est surtout axé sur la recherche (études contemporaines, histoire, archéologie, etc … Avec thème commun du proche orient) mais ils ont ce programme de langue, que leur site présente très bien, qui rend les choses intéressantes pour tout le monde, même ceux qui ne sont pas intéressés par la recherche :

  • 16h de cours par semaine dont 4 en tutorat, c’est-à-dire seul à seul avec l’enseignant qui s’adapte aux besoins personnels de chaque élève.
  • Programme ouvert à tous ceux qui ont de près ou de loin intérêt à apprendre l’arabe : but professionel ou études ou autre … Comme les places sont limitées, il faut arriver à convaincre, mais ce n’est pas imposible, il faut surtout montrer sa motivation générale.
  • Et surtout : le tout en immersion … Cela était vrai pour la Syrie, au dire des anciens de l’IFPO, par contre au Liban pour l’instant cette «immersion» n’est pour moi pas très convaincante : au Liban, la plupart des gens que je rencontre parlent parfaitement français et/ou anglais, et ne font pas d’efforts pour parler en arabe (langue que certains même semblent avoir plaisir à mépriser). Donc à l’avenir, je conseille aux futurs étudiants de cibler plutôt la Jordanie … Mais c’est un jugement très relatif : je ne suis là que depuis quelque semaines, et que je ne connais pas grand chose de Beyrouth : mais on comprend très vite que s’il l’on veut parler arabe dans la rue, il faut essayer de vivre dans les quartiers populaires (en plus les loyers sont moins chers), et éviter les quartiers très occidentalisés comme Achrafieh. Car même en Jordanie, où le monolinguisme est plus répandu, beaucoup de gens prendront n’importe quelle occasion avec un étranger ou une étrangère pour parler en anglais ou autre, c’est toujours la même démarche, faire l’effort de commencer en arabe et insister pour que la personne te rende service en répondant en arabe (alors que bien souvent rendre service étant se faire comprendre, les gens ne comprennent pas l’insistance des étudians étrangers de galérer en arabe là où tout irait plus vite en «broken english»). Mais il faut insister, surtout au Liban, et les gens de manière générale sont agréablement surpris et ravis qu’on veuille apprendre leur langue.

Mais pour ceux qui ont peur du choc des cultures, le Liban, ou plutôt Beyrouth, est en tous cas une bonne solution : la moitié du temps, on se croit en France (tout est traduit en français, et certains quartiers sont comme je le disais très occidentalisés, et pour les fêtards, aucun souci, Beyrouth «c’est encore mieux que l’Espagne» selon une expatriée espagnole recontrée ici). L’autre moitié, c’est comme n’importe quel pays arabe. Je ne serais pas loin de dire que c’est la ville idéale dans le sens où, du tchador à la mini-jupe, une femme peut s’habiller comme elle veut, tout le monde s’en fout, et chacun fait sa vie.

Je vais parler maintenant un peu plus des cours du programme :

Une douzaine d’heures de cours sur tous les sujets : médias, expression orale et écrite, histoire, islamologie, littérature moderne et classique, étude de documents, dialecte … Et les tutorats suivent la même logique : si on veut s’intéresser un peu plus à l’un des domaines, on s’incrit en tutorat d’histoire moderne par exemple, et l’élève et le prof se mettent d’accord sur un sujet à étudier.

Tout fonctionne en trimestre, beaucoup d’aspects donne à l’ensemble quelque chose de scolaire, avec devoirs à faire et suivi individuel, le but du jeu étant de s’exprimer le plus possible en arabe … Et on ne peut d’ailleurs pas trop faire autrement : en cours, les profs ne parlent qu’en arabe (lentement et en répétant pour les niveaux inférieurs, plus vite pour les niveaux supérieurs), et les étudiants, venant d’un peu partout (Italie, Etats-unis, France, Allemagne …), n’ont pas toujours d’autre en langue en commun que l’arabe.

Il y a donc 4 niveaux différents dans lesquels sont répartis les étudiants dès le début : un test oral de lecture et de questions-réponses déterminent la place de l’étudiant d’une part en arabe classique (du plus haut au plus bas : Groupe A, B, C1, C2) et d’autre part en dialecte (Groupe 1, 2, 3 et 4). Ce qui est particulièrement adapté pour les non arabophones qui ont souvent des niveaux très irréguliers : celui qui maîtrise beaucoup plus l’arabe littéraire ira en Groupe A tout en étant dans le Groupe 4 en dialecte s’il ne connait rien au dialecte.

Comme l’explique le site, le niveau d’arabe demandé avant de postuler à ce programme varie de l’équivalent à la deuxième année de licence à l’équivalent du master 1 (en ce qui me concerne, étant en Master 2, certains cours sont presque trop faciles … Je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour, mais ce sera le sujet d’un autre post !).

Ils donnent un petit test en ligne à faire soi-même pour évaluer son niveau – il me semble – sachant que la seule chose requise n’étant pas un diplôme d’arabe, mais d’avoir étudié l’arabe d’une manière ou d’une autre pendant l’équivalent d’une année (cours privés, etc), et d’être inscrit pour l’année en cours dans une université française (géo, science po, langues … Peu importe, il faut simplement de la cohérence au moment de présenter son dossier). Mais il me semble qu’il y a d’autre formes de partenariats que via l’université, à voir … Et en tous cas leur programme d’été a encore moins de restrictions administratives, on n’est pas obligé d’être étudiant en quoi que ce soit.

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À propos de Luisa Noor

Graduate Student, Middle East fan ( yes, it does exist, and it's not even a sickness ), languages fan, traveller, future social anthropologist/ film-maker/ writer ... Etudiante, fan du moyen orient ( ben oui, ça existe aussi ), fan de langues, voyageuse, future anthropologue / réalisatrice / écrivain ...

Discussion

19 réflexions sur “Immersion et programme intensif : l’IFPO à Beyrouth

  1. super, au plaisir de te relire 🙂

    Publié par sarah | décembre 14, 2013, 18:39
  2. Bonjour, j’ai l’intention de retirer un dossier pour la stage annuel d’arabe d’Amman afin de progresser en Arabe et de bosser sur un sujet de recherche. Compte tenu de la duree et du prix du stage, est-ce qu’ a ton avis ca vaut vraiment le coup de s’engager dans ce stage? merci bien

    Publié par tayeb | janvier 15, 2014, 17:10
    • Bonjour !

      Si votre niveau se situe grosso modo entre « première année de licence » et « master 1 », alors oui, ça vaut le coup, largement. Vous risquerez même de vous plaindre du rythme intense et de la masse de travail … Mais c’est très efficace. C’est une méthode d’immersion / « gavage » qui fait que même quand on a l’impression de ne plus rien comprendre, on continue de progresser.
      si votre niveau est très débutant, il vaut mieux aller au Caire au DEAC, et si votre niveau est Master 2, alors il vaut mieux aller en Tunisie (plus de détails sur le site de campus France)
      Mais l’IFPO est très valable au niveau du rapport qualité-prix. Il y a un aspect assez scolaire qui nécessite un temps d’adaptation pour les allergiques à l’école comme moi, système qui a ses inconvénients (devoirs et suivi des devoirs, ce n’est pas autant libre que la fac) et des avantages : très bon suivi et très bon encadrement des profs … Le moindre doute ou démotivation est vite pallié.
      Pour un projet de recherche, il vaudra mieux choisir un prof dans la matière qui vous intéresse pour un tutorat individuel directement, car il pourra vous aider et vous faire gagner du temps, car en dehors, on a très peu de temps libre à consacrer à autre chose (j’essaie désespérément de rédiger un mémoire … pas facile).
      Et pour la ville, je suis contente qu’ils aient mis en place deux pôles pour l’année prochaine : pour ceux qui préfèrent les boîtes de nuit et un mode de vie très occidental, Beyrouth est taillée pour eux. Pour ceux qui veulent un entrée un peu plus zen dans le monde arabe, et un peu plus « évidente » aussi (je n’arrive toujours pas à me sentir complètement dans le monde arabe ici à Beyrouth), et qui veulent pouvoir parler arabe au quotidien plus facilement, alors Amman sera très bien. (Et de toutes façons les deux villes ne sont pas très belles donc pour voir des belles choses, il faudra sortir de la ville !).

      Si vous avez des questions plus précises sur l’IFPO, n’hésitez pas.
      A savoir : si vous venez par votre propres moyens (hors bourses arabisantes), vous pouvez échelonnez les paiements à chaque trimestre, de cette façon, si vraiment le premier trimestre vous déçoit, vous pouvez arrêter le programme (même si officiellement ce n’est pas conseillé). Et Amman a pas mal d’autres programmes d’arabe il me semble, mais ils sont en général assez chers (plus que l’IFPO il me semble), mais au pire, vous aurez de quoi vous « rattraper »…
      Bonne soirée,

      Publié par futuremutarjama | janvier 18, 2014, 14:45
      • Bonjour, j’ai recu un avis favorable pour le stage annuel d’arabe a Amman. Savez-vous s’il existe des forums etudiants des editions precedentes? J’aimerais bien avoir un apercu de ce qui m’attend labas tant au niveau de la formation que de la vie a Amman. Merci pour votre aide.

        Publié par tayeb | avril 4, 2014, 13:13
      • Bonjour …
        Tout d’abord, félicitations !

        Malheureusement il n’existe pas de forum étudiants pour ces stages. On a essayé de créer un groupe Facebook cette année mais personne ne s’en occupe vraiment. En plus, le stage d’Amman sera une première, donc vous ferez partie des éclaireurs … Amman étant assez différente de Beyrouth. J’ai eu l’occasion de retourner en Jordanie il y a peu et je peux en tous cas vous confirmer que pour apprendre l’arabe au quotidien, c’est une très bonne décision (j’ai parlé plus arabe en une semaine là bas qu’en 6 mois à Beyrouth). Les gens m’ont également paru beaucoup plus « zen » qu’à Beyrouth (en tous cas après 6 mois de tensions et d’attentats à Beyrouth, cette semaine jordanienne a été une bouffée d’air frais et de repos).
        A Beyrouth la socialisation se fait surtout dans les bars et les boîtes de nuit (donc personnellement je suis hors-circuit, d’où mon avis plus mitigé par rapport à d’autres expats sur cette ville), et vous passez plus de temps à parler anglais et français qu’autre chose. Il n’y a qu’en sortant de la ville qu’on a l’impression d’être un peu dans le monde arabe.
        A Amman (ville que l’on qualifie souvent de moche, mais à vrai dire, sans les gratte-ciels et les restes de la guerre de Beyrouth, elle est tout à fait correcte), l’ambiance est beaucoup plus clairement « arabe ». Amman-Ouest contient quelque rues et quartiers « occidentalisés » avec cafés, bars, etc, mais le plus intéressant reste « al balad », le centre ville plus pauvre, avec ses souks et ses coins touristiques. C’est une capitale avec une ambiance provinciale, et à mon avis très propice aux études (là où Beyrouth peut très vite distraire). Et pour un week-end ou les vacances il est facile de prendre un bus pour Aqaba ou la mer morte … Ou même l’avion, en un peu plus d’une heure vous êtes à Beyrouth, ou en Egypte.
        Pour résumer, là où Beyrouth n’a jamais fini de vouloir s’européaniser, Amman a une ambiance « pays du Golfe » mais sans le bling-bling des pétrodollars.

        Pour ce qui est des cours, je pense que ce sera le même principe qu’à Beyrouth, comme je l’ai déjà expliqué : tous les cours en arabe (pas de recours aux langues étrangères pour les explications, ou très peu), beaucoup de devoirs, vous n’aurez pas trop l’occasion de faire autre chose …

        Mais si vous avez des questions précises, n’hésitez pas à m’envoyer un e-mail, et je vais essayer de demander à d’autres personnes de l’IFPO cette année pour vous donnez leurs contacts si vous êtes intéressé.
        Bonne fin de journée !

        Publié par futuremutarjama | avril 13, 2014, 11:46
  3. Merci encore pour votre aide. Avez-vous des informations au niveau des debouches professionels ainsi que sur la solidite du reseau des etudiants de l’IFPO?

    Publié par tayeb | avril 14, 2014, 13:45
    • Bonjour,

      Au niveau des débouchés, j’ai bien peur que l’IFPO ne soit guère d’une plus grande aide qu’une université française lambda : il faut surtout savoir se débrouiller et trouver par soi-même où nos compétences peuvent être le plus appréciées. CEci dit, l’IFPO étant plus « petit », les liens avec les chercheurs et les professeurs sont beaucoup plus faciles à créer, et donc le contact avec le monde académique, culturel et professionnel en dehors de l’IFPO l’est aussi.
      Un certain nombres des élèves à l’IFPO disposent de diplômes très divers, ce qui fait que leur stage à l’IFPO leur donne un plus qui les distinguera particulièrement.
      Quant au réseau des étudiants que l’IFPO, je ne sais pas s’il on peut dire qu’il existe de façon formelle (pas de liste, de club ou de groupe FB), loin de là. Par contre on finit par très vite nouer des liens avec tous les élèves (être obligés de se voir presque tous les jours aide beaucoup !), et il est pour moi évident que ces liens peuvent durer par la suite …

      Publié par futuremutarjama | avril 19, 2014, 15:00
  4. Bonjour,

    Je pense que vous devez avoir fini votre stage maintenant. Que pouvez-vous-nous dire à son sujet ; êtes-vous satisfaite, déçue ? Bref, je serais heureux que vous nous fassiez un petit bilan de cette année de stage intensif car j’ai postulé pour participer à la session 2014-2015.

    Merci !

    Publié par Heb | juin 26, 2014, 08:49
    • Bonjour,

      J’essaierai de publier un article-bilan si vous voulez, mais j’avoue que je n’aurai pas grand chose à dire de plus que je n’aie déjà dit … Avez vous postulé au stage de Beyrouth ou de Amman ?
      En tous cas, dès que je termine de rédiger mon mémoire, je m’y mets !

      Bonne journée,

      Publié par Luisa Noor | juin 30, 2014, 15:03
  5. Bonjour,

    Maintenant que l’IFPO de Amman a ouvert, pensez-vous qu’il y a une différence de qualité ? Etant donné que l’IFPO de Beyrouth est devenu réputé, les meilleurs professeurs ne sont-ils pas restés là-bas ?

    Je suis étudiant en licence d’arabe et j’hésite entre postuler à Beyrouth ou Amman (il me restera toujours le DEAC du Caire…)

    Publié par al-Mahdi | décembre 15, 2014, 07:21
    • Bonjour,

      N’étant plus à l’IFPO, je ne saurais pas vous dire ce que celui d’Amman « vaut » (à part que les locaux étant plus petits, ils accueillent moins de monde à Amman, me semble-t-il), mais étant donné que c’est l’IFPO de toutes façons, la qualité devrait être la même partout. Connaissant leur fonctionnement, je sais qu’ils font assez attention aux professeurs qu’ils emploient, en plus du fait que la Jordanie est assez connue pour « produire » de bons profs d’arabe.
      La réputation de l’IFPO de Beyrouth tient à ce que les profs sont les mêmes qu’avant, lorsque l’IFPO était à Damas. Je pense qu’il vaut mieux baser son choix sur le style de vie et de ville que l’on préfère …

      Je ne sais pas dans quelle année d’arabe vous êtes, mais à partir de la troisième année de licence, il vaut mieux viser l’IFPO, le DEAC étant pour les niveaux débutants (licence 2 maximum). C’est-à-dire que si vous êtes en licence 2 cette année, il faut postuler pour l’IFPO, qui sera validé comme votre licence 3 (ou si vous êtes en licence 3 cette année, l’année de l’IFPO sera votre master 1).

      Pour choisir entre Amman et Beyrouth, renseignez-vous sur ces deux villes, et laissez-vous guider par votre instinct … Ou posez-moi des questions précises si vous en avez !

      Publié par Luisa Noor | décembre 15, 2014, 21:06
      • Bonjour à vous,

        Merci beaucoup pour votre merveilleux article riche d’enseignements et d’informations.

        Pourriez vous nous informer de votre bilan après cette année magnifique que vous avez dû vivre ? J’entends par là : quelle serait votre bilan pour la maîtrise de la langue arabe ?

        Merci

        Publié par Jean | mai 20, 2015, 14:10
      • Bonsoir !

        C’est un peu compliqué de donner un bilan pour cette année à l’IFPO, sachant que l’on y va avec des bases plsu ou moins avancées, selon les personnes et les niveaux. Mais on en ressort certainement bien meilleur, le programme ne laissant pas trop le choix que de travailler à son maximum. Beyrouth n’est pas idéale pour ce qui est d’apprendre le dialecte (Beaucoup parlent anglais et francais) mais l’IFPO pallie à ce problème via des tutorats privés.

        En ce qui me concerne, cette année, tout comme mon année précédente en Jordanie, on été salutaires dans mon apprentissage. Cela sert en quelques sorte de programmation générale de l’apprentissage de la langue : plus que des listes de vocabulaire, on vit la langue au quotidien dans toutes ses dimensions.
        Le progrès dépend ensuite de nos intérêts et nos activités normales du quotidien (j’étais plus intéressée par les promenades que les bars par exemple), et donc de notre exposition au pays et aux gens du pays. On peut très bien vivre un an dans le pays et ne rien faire de plus que ce que l’on ferait en France … Il faut donc faire attention à s’adapter de façon à en profiter un maximum. Et bien sûr, l’avancement dépend du travail personnel fourni (j’inclus dans ce travail l’insitance que l’on doit avoir avec toute personne rencontrée que l’on veut parler arabe et aucune autre langue).

        Personnellement j’ai acquis une certaine aisance dans la compréhension du dialecte (disons que je comprends maintenant 95% de ce qui se dit), et bien que je sois encore un peu frustrée par moments à l’oral, je sais me faire comprendre (avec des fautes) sur n’importe quel sujet, simple ou complexe. Mais ma nature timide m’a empêché d’atteindre une satisfaction maximale, qui était possible (mais changer ma nature même était un peu compliqué !) Je sais simplement que je prends plus de temps que les autres.
        Donc pour quelqu’un de « raisonnablement sociable », je dirais qu’un an, avec beaucoup de travail perso, suffit à atteindre un très bon niveau de langue orale, pour ne pas dire le niveau « parler courant ».
        Quant à l’écrit, cela prend un peu plus de temps, à mon avis. Mais l’IFPO a en mémoire une élève qui avait commencé au plus petit niveau, et a tellement travaillé qu’elle a terminé l’année au plus grand niveau, en lisant et écrivant couramment.
        Tout est possible …

        Publié par Luisa Noor | juin 4, 2015, 18:26
  6. Bonjour,

    Un grand merci pour vos billets, ils sont géniaux.

    J’ai une question: Les stages de l’IFPO sont-ils réservés aux Français? Ou le Bruxellois que je suis peut également tenter sa chance ?

    Publié par Faouzii | mai 25, 2015, 21:29
    • Bonsoir,

      Merci 😉

      Pour l’IFPO, le monde entier peut être candidat ! L’année dernière il y avait des anglais, des espagnols, des américains … Ce ne sont que les bourses qui ont été longtemps restreintes aux français, mais il me semble qu’elles sont maintenant ouvertes à tout européen inscrit dans l’ensignement supérieur français.
      Quant au stage lui-même, si vous pouvez vous le payer vous-même, alors pas de soucis. La méthode IFPO étant d’enseigner l’arabe par l’arabe (les cours se fon entièrement dans cette langue et certains profs ne connaissent aucune autre langue), tout le monde se retrouve au même niveau …

      Tentez votre chance et tenez moi au courant !

      Publié par Luisa Noor | juin 4, 2015, 18:43
  7. Bonsoir,

    Tout d’abord, merci à vous de partager vos diverses expériences, c’est très agréable à lire !

    J’aimerais savoir si vous aviez bénéficié d’une bourse arabisante ( Campus France) lors de votre stage à l’IPFO ? Et si oui, selon vous, qu’est-ce qui peut aider à se démarquer des autres candidats ? Car visiblement, il y a beaucoup de demandes pour peu de places !

    Merci par avance.

    Publié par Sara | février 28, 2016, 20:43
    • Bonsoir !

      Effectivement j’ai pu bénéficié d’une bourse … Cela m’a bien arrangé parce que je n’aurais pas eu les moyens de participer à ce stage autrement. Cela rend effectivement la concurrence un peu dure, mais je n’ai pas le souvenir qu’il y avait tant de monde que cela … D’un autre côté j’ai démarré ma vie universitaire par deux années de médecine (et donc deux échecs), donc j’ai une vue peut-être déformée des autres concours !
      Je pense au contraire que vous devriez avoir un peu plus de chance car le pôle de Amman est ouvert, donc plus de places à prendre.
      En tous cas ce qui démarque un candidat sera le projet présenté : si on arrive avec aucun autre argument que « je voudrais passer une année au soleil et apprendre l’arabe parce que c’est cool », ça risque de ne pas marcher.
      Mais si vous arrivez en expliquant les différentes raisons pour lesquelles vous voulez apprendre l’arabe (études, travail, projet particulier) avec clareté et autant de précisions que possible, alors cela intéressera beaucoup plus les évaluateurs.
      Le fait que cela soit une bourse d’Etat suggère aussi que si votre projet est de partir travailler pour une compagnie étrangère après la fin du stage, on vous suggérera peut-être d’aller trouver le financement ailleurs !
      J’avais personnellement présenté le projet de continuer en doctorat et tenter le CAPES et l’agrégation, mais je n’avais pas prévu des changements inattendus dans ma vie qui font que je fais effectivement un doctorat, mais ailleurs … Mais il n’est pas exclu que je revienne tenter l’agrégation un jour.
      D’autres avaient des projets professionels (journalisme correspondant dans le monde arabe, etc).
      Bref, plus c’est précis et argumenté, plus cela passera bien (sachant que les entrevues sont tout de même très rapides, il faut savoir condenser !).

      Bon courage et tenez-moi au courant,

      Bonne soirée.

      Publié par Luisa Noor | mars 4, 2016, 19:57
  8. Bonjour,

    Je voulais savoir s’il y avait une limite d’âge pour suivre les cours à l’IFPO, et si vous, vous avez vu des adultes suivre la formation (quel âge environ) ?

    Publié par Mehdi | août 22, 2017, 15:48
    • Bonjour !
      A ma connaissance il n’y a pas d’âge limite. La moyenne est entre la vingtaine et la trentaine parce que les bourses arabisantes ciblent les étudiants de licence et master, mais je connaissais quelques personnes qui la suivaient avec moi qui avaient bien plus de 30 ans. Et la plupart des chercheurs et enseignants dans l’IFPO sont de toutes façons « adultes », de tous les âges.

      Publié par Luisa Noor | août 23, 2017, 12:15

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